NOTRE PRÉVENTION DES MALADIES – CULTURE

Sur cette page vous trouverez notre méthode entièrement naturelle que nous souhaitons partager avec vous.

Téléchargez la version PDF de notre méthode de culture en bas de page.

 

I) COMBATTRE LE MILDIOU DE LA TOMATE

 

La meilleure arme contre le mildiou de la tomate est la prévention, il est difficile à éradiquer une fois installée dans les plantations.

Cela commence par mettre en place des plants forts et sains, l’erreur étant de semer et de repiquer en pleine terre, trop tôt dans la saison.

La croissance stagne, les plants s’affaiblissent et deviennent un champ idéal pour les attaques du mildiou, dès lors que les températures dépassent les 20 degrés avec un taux d’humidité important.

                                                                                 

Pour avoir des plants sains et forts, une semaine avant le rempotage, leur faire prendre un bain de préparation à base de purins d’ortie, prêle et fougère dilués à raison de 2 litres des 3 solutions mères pour 10 litres d’eau de pluie, puis à nouveau une semaine avant la plantation.

 

II) LES PURINS

 

Utiliser de l’eau de pluie qui n’a pas été en contact avec du zinc, notamment présent dans les gouttières, ce matériau modifie la composition de l’eau et altère les qualités des purins.

 

Purin d’ortie, de prêle, de fougère, de consoude .

 

– la prêle contient un gros taux de silice qui protège les plants des maladies  cryptogamiques (mildiou..).

– La consoude, grâce à sa forte teneur en matière organique, notamment en potasse, en calcium et en azote, est un stimulateur de croissance et de floraison reconnu pour les plantes. 

– L’ortie donne du tonus aux plants.

– La fougère stimule les plants face aux maladies en augmentant leurs  résistances naturelles.                                                          

            

Pour obtenir 10 litres de purin, hacher grossièrement 1 kilogramme de feuilles, toute la plante pour la prêle, et faire macérer dans 10 litres d’eau (dans des bidons en plastique alimentaire) entre 10 et 15 jours selon la température ambiante en remuant tous les jours, le purin est prêt lorsqu’il n’y a plus de bulles qui remontent en surface.

Il est possible de mélanger les 3 plantes dès la confection du purin, je les fais indépendamment et je les assemble ensuite.

 

Filtrer et utiliser dilué en pulvérisation à raison de 2 litres maximum pour 10 litres d’eau en ayant ajouté 25 Ml (pour les 12 litres) de savon liquide pour mouillant en  prévention du mildiou tous les 10 jours en alternance avec une pulvérisation de bicarbonate .

Le savon liquide utilisé comme mouillant fait que la pluie glisse sur les végétaux, 25 ml de savon  sont efficaces pour une pluie de 10 mm, au-delà, il faut recommencer la pulvérisation.

Si l’odeur des purins vous répugne vous pouvez avoir recours aux décoctions. Les bases sont les mêmes que pour le purin.

 

III) LE BICARBONATE

 

Le bicarbonate fait baisser l’acidité à la surface des végétaux (comme dans l’estomac), acidité dont a besoin le mildiou pour se développer. Le dosage moyen est de 5 grammes de bicarbonate par litre d’eau, par temps très orageux et très humide, le dosage peut être porté à 10 grammes par litre d’eau.

Faire fondre le bicarbonate dans de l’eau chaude, pas plus de 50 degrés, au-dessus de cette température, du gaz se dégage. Verser dans le pulvérisateur contenant de l’eau froide, ajouter le savon liquide et pulvériser. Ne pas opérer au soleil à cause de risques de brûlures des feuilles, le moment idéal étant le matin.

EN CAS D’ATTAQUE

Décoction d’ail et laurier.

L’ail est un puissant anti oxydant, le laurier un cicatrisant.

Couper en deux 15 gousses (cayeux) d’ail sans les éplucher (plus rapide), les jeter dans 5 litres d’eau bouillante, couvrir lasser macérer durant 4 à 5 jours.

Faire infuser 50 grammes de feuilles de  laurier dans 2 litres d’eau, laisser macérer 12 heures, mélanger avec la décoction d’ail et pulvériser à l’état pur : L’action est de bloquer le mildiou.

 

REMARQUES IMPORTANTES

Il ne faut jamais pulvériser jusqu’à ce qu’il y ait des gouttes de liquide sur les feuilles, le mildiou se fixe et se développe dans ces gouttes de liquide, l’effet obtenu est contraire à celui recherché.

Tomatesquement vôtre !

FAIRE DES SEMIS

Le semis est la première étape, mais bien qu’elle paraisse facile : « On prend de la terre, on fait un trou et on met la graine puis la recouvre », il faut tout de même connaître certaines choses à ce sujet !

Etape 1 : Le semis stricto-sensu

 

  • La date : Commençons déjà par la date des semis ! Selon votre région vous pouvez semer plus ou moins tôt ! Au nord de la Loire, rien ne sert de semer avant le 15 mars ! Tout d’abord parce que les gelées tardives sont fréquentes et en plus les quelques expériences que vous pouvez mener montreront que les semis de fin mars rattrapent toujours ceux de fin février !
  • Où semer (valable aussi pour les poivrons/aubergines):
    Solution 1 : Vous pouvez utiliser des plaquettes de semis dites « professionnelles », étudiées pour les semis et très pratiques. Sinon, pour quelques plants, des bacs à semis, achetés pour quelques euros dans des enseignes de hard-discount, suffiront amplement. A l’intérieur de ces bacs se trouvent en général des plaques de 24 alvéoles. Dans chacune de ces alvéoles, vous pouvez y mettre 1 graine. Vous pouvez en mettre plus par alvéole et par variété, mais sachez que vous devrez séparer les racines au moment du rempotage ce qui peut fragiliser légèrement les plants.
    Bac à semis de 24 alvéoles disponibles en jardinerie ou enseignes de hard-discount (moins chers !)Bac à semis professionnel de 50 à 104 alvéoles

    Solution 2 : Vous pouvez semer directement dans des godets. Vous remplissez le godet de terreau horticole puis d’une couche de terreau à semis où sera placée la semence. Vous pouvez ne remplir que 50 à 75% du godet et quand le plant sera plus grand vous compléterez avec du terreau horticole pour qu’il refasse des racines et augmenter le volume de substrat.

    Solution 3
     : Le semis en bouteille. Cette technique consiste à utiliser des bouteille d’eau partiellement coupée que vous remplissez à 50% de terreau horticole puis d’une couche de terreau à semis. A l’instar de la solution 2, au fur et à mesure de sa croissance, vous pourrez éliminer les feuilles les plus basses et ajouter du terreau pour forcer le plant à refaire des racines et se renforcer.
  • Quel terreau : Là où les graines vont germer : le terreau spécial semis : ce terreau est léger, avec des petites perles de vermiculites blanches, c’est très important pour que les graines soient dans un milieu aéré. Un autre terreau pourrait convenir tant qu’il est léger et bien aéré.
  • L’arrosage : Il vaut mieux éviter de remplir le bac d’eau, mais assurer plutôt une pulvérisation récurrente quitte à ce que le terreau sèche légèrement entre temps. Trop d’humidité sera propice aux champignons ! Une fois toutes les graines germées on évitera de pulvériser mais au contraire assurer un arrosage par le dessous en mettant un fond d’eau dans un bac.

OÙ PLACER VOS SEMIS ?

Solution 1 : A l’extérieur, chauffé dans un bac à semis  :

  •  Avantages : Il n’y a pas besoin de lumière artificielle, la lumière du jour suffit ou un éclairage d’appoint de 3 ou 4 heures le soir au tout début.
  • Inconvénients : Valable uniquement pour des semis à partir de mars (sinon l’apport de lumière artificielle est obligatoire) et cela nécessite de chauffer.

 

Le principe est de se fabriquer un bac dans lequel les bacs à semis seront disposés. On pourra prévoir un couvercle non opaque : vitre, voile d’hivernage, polycarbonate …
Il va aussi falloir prévoir un système de chauffage pour éviter les gelées. Une méthode naturelle consiste à étaler une bonne épaisseur de fumier frais au fond et d’attendre quelques jours pour que la température dégagée se stabilise, en n’oubliant pas pour cela d’arroser ce dernier. Peu onéreuse mais qui ne se contrôle pas !
Sinon, mettre un fond de sable de 3-4 cm avant de placer un câble chauffant en serpentin, câble prévu à cet usage ! Recouvrir ce dernier d’une autre couche jusqu’à ce qu’il soit enfoui à ras de sable. Enfin, mettre les différents bacs à semis par dessus dans lesquels se trouvent les précieuses graines en pleine germination … Par dessus le tout, une plaque en verre, un voile ou autre couverture transparente pourra être utilisée de façon à limiter les pertes de chaleur en cas de très faibles températures extérieures.
L’utilisation d’un thermostat peut être utile (mais n’est pas obligatoire) ! Cela évite que le câble ne fonctionne quand la température est déjà suffisante avec le soleil diurne.

Solution 2 : A l’intérieur sous lampe artificielle

  • Avantages : Les semis sont à l’abri des intempéries et accessibles facilement. Sauf si la température de la pièce est trop fraîche pas besoin de chauffer. Cette solution est très préférable pour les semis de poivrons/aubergines de fin janvier.
  • Inconvénients : Nécessite un apport de lumière artificielle de type néon ou ampoule horticole à hauteur de 14h par jour minimum à 20° sous peine de voir les plants filer (un bord de fenêtre suffit très rarement au nord de la Loire). On peut les faire fonctionner de nuit en heures creuses.
=> L’humidité intérieure de nos maisons étant en général assez faible, mettez vos semis à l’étouffer en utilisant un couvercle transparent, le temps de la germination. Pensez à aérer afin d’éviter la moisissure ou la fonte des semis. Enlevez ce couvercle après germination.
=> Pour les ampoules, vous avez le choix !
  • Les néons horticoles => Comptez entre 50 et 100€ pour éclairer 1 m², facile à brancher. Les néons doivent être changés au bout d’un certain nombre d’heures d’utilisation, sinon bien qu’ils paraissent encore fonctionner le spectre lumineux n’est plus adéquat pour les végétaux.
  • Les ampoules CFL => Ce sont des ampoules à économie d’énergie mais de gros calibre. Ils permettent d’économiser de l’énergie et sont assez puissantes mais doivent être manipulées avec précaution. Comptez 30 à 40€ une ampoule pour éclairer 1m² (durabilité : 5000 à 10 000 heures)
  • Les lampe LED => Très onéreuses mais ne consommant pas beaucoup, elles sont très durables (plus de 10 ans).
  • Les lampes à sodium ont un rendement lumineux puissant par rapport à leur consommation (qui peut être importante mais rentable) et une durée de vie assez longue. Elles peuvent donc éclairer de plus grandes surfaces.  En revanche elles chauffent énormément (ce qui peut être un avantage pour chauffer vos plants en parallèle) et nécessitent une petite installation spécifique souvent vendue avec pour protéger des coupures d’électricité ou des variations d’intensité qui les grillent.

Quelque soit l’ampoule que vous achetez, il faut veiller à la température de couleur qui se mesure en Kelvin (K). Cette unité de mesure permet de déterminer le spectre de votre ampoule. Or, le spectre est déterminant pour une plante selon si elle est en période de croissance ou de floraison. Pour rester simple, un plant en pleine croissance à besoin d’une température de couleur élevée que l’on trouve autour de 6400K. Le rendu lumineux sera plutôt blanc bleuté. C’est donc ce qu’il vous faut pour vos semis et boutures !

 

Pour faire fleurir des plants, la température de couleur doit être basse autour de 3000K, le rendu lumineux sera plutôt orange/rouge. Ces ampoules ne sont pas utiles dans notre cas, puisque ce sera le soleil qui se chargera de cela en pleine terre.

Ampoule CFL 135W
Ampoule CFL 135W

Solution 3 : Au bord d’une fenêtre

Cette technique n’est pas souvent payante pour ceux qui sont au nord de la Loire car les bords des fenêtres ne donnent pas une quantité de lumière suffisante.

On pourrait croire que nos fenêtres sont une belle source de lumière, mais en réalité la lumière utile à nos plantes qu’elles procurent sont faibles. 

Si vous avez un smartphone, vous pouvez installer une application gratuite comme Photometer sur Android (ou équivalent sur iOS) qui utilise le capteur de lumière pour donner une approximation de l’intensité lumineuse en lux. En dessous de 1000/2000 lux cela est inutile de les placer sans un apport de lumière et vous serez surpris des résultats des mesures  !

En plein soleil on atteint souvent les 50 000 lux !

 

Sachez aussi que la température entre en compte. Plus la température de la pièce est élevée plus l’intensité et la durée d’éclairage nécessaire sera nécessaire ! Si vos plants filent au bord de vos fenêtres c’est surement pour cela !


Etape 2 : Le rempotage

Quelques semaines plus tard (environ 3), les plants commencent à avoir leurs premières vraies feuilles. Ils commencent à être serrés dans leurs petites alvéoles qui sèchent rapidement du fait des nombreuses racines. Il va donc falloir passer au rempotage. Dans des petits pots carrés (9×9 minimum), remplir de terreau horticole de bonne qualité (il faut qu’il soit assez fin) que l’on humidifie bien avec de l’eau. Cette eau, que l’on peut diluer avec un peu de bicarbonate de soude (4 g/L GRAND maximum) pour limiter la prolifération des champignons.
Utilisez du terreau horticole spéciale rempotage (ou à géranium) et de qualité ! L’idéal serait du terreau professionnel ! Un bon terreau, est un terreau avec peu de déchets organiques (bois, brindilles, ecorces), assez fin qui absorbe bien l’eau sans stagner en surface.
L’utilisation d’un mauvais terreau facilitera la fonte des semis, pourrait étouffer les plants ou réduire leur croissance. Il ne faut pas sous estimer ce point car cela peut entraîner la perte de vos plants sans même que vous vous doutiez de l’origine du problème.
Ensuite, vous pouvez mettre vos plants en serre froide ou continuer à les mettre à chauffer si vous en avez la place.
Remarque : Sachez que si vous avez semé plusieurs graines dans la même alvéole il vous faudra séparer les plants et casser des racines. Cela fragilise énormément les plants, il faudra donc arroser uniquement par le dessous pour éviter le développement de la fonte des semis et sans laisser trempé en permanence  ! Voilà pourquoi l’utilisation d’une alvéoles par graine est plus favorable à la réussite des plants, les plaquettes professionnelles ayant des dimensions adaptées en hauteur et simplifiant le rempotage.
S’il fait trop frais cela prendra du temps et si la fonte des semis se manifeste, utilisez du bicarbonate de soude diluée à 5 g/L maximum (sinon vous brûlerez vos plants)
Les pots peuvent être placés en serre froide avec un voile d’hivernage pour prévenir des gelées d’avril/mai cela les renforcera. Quelques semaines plus tard (environ 3/4) les plants seront enfin prêts à être repiqués.
Au fait : Pourquoi ne pas semer dans des pots directement ?
Tout simplement parce que, au nord de la Loire, fin février / début mars il gèle encore beaucoup (-11°C début mars 2012 !) et nous n’avons pas tous les moyens de faire un système de 100 m² d’éclairage-chauffage. Lorsque les plants sont bons à repiquer nous sommes déjà début avril ou fin mars, et les quelques gelées qu’il restera pourront être neutralisées avec les voiles d’hivernage. Un vieux radiateur en position hors gel peu également aider !
Cependant, pour quelques plants cette technique est très efficace, le tout est de ne pas remplir le pot entièrement lors du semis et attendre que plant soit plus grand pour compléter avec du bon terreau de rempotage (Solution n°2 en haut de page).

ENDURCIR LES PLANTS ET L’ART DE BIEN PLANTER

Lorsque vous vous procurez des plants en jardinerie ou issus de vos semis, il faut absolument appliquer quelques règles qui optimiseront la chance que le mildiou ne s’installe pas et une bonne récolte ! Ceci est valable aussi pour les poivrons et aubergines !

 

1 – ENDURCIR VOS PLANTS 

 

En jardinerie, il faut savoir que la plupart du temps, il s’agit souvent de boutures et non des semis ! D’ailleurs lorsque vous achetez une barquette de Saint Pierre par exemple, il y a des chances pour que les 6 plants soient issus d’un même plant bouturé et donc en cas de mutation c’est tout le lot qui est concerné ! Au mieux, les plants sont issus d’un semis directement dans leur pot définitif et ont donc une génétique différente.

 

Une petite astuce, si vous n’achetez pas trop de plants, est de les repiquer dans des pots plus grands (type bouteille d’eau de 1L recyclé en pot par exemple) cela stimulera la production de racine et le plant pourra continuer de croître le temps de le repiquer.

Quelque soit le nombre acheté, n’hésitez pas à les placer en serre froide ou dehors (et les rentrer la nuit en cas de gelées). Il n’y a qu’a voir la belle couleur verte des plants des jardineries, qui indique qu’ils ont été chauffés. La tige et même les feuilles de nos propres semis sont bien violettes, ce qui signifie que la plante s’est protégée du froid. De plus, repiquer dans un pot plus grand stimulera la production de racines et diminuera le temps d’adaptation de la plante lorsqu’elle sera en pleine terre.

Quand vous semez, les plants seront repiqués 2 fois en tout : La première fois quand vous les mettez en godet, en serre froide (avec voile d’hivernage) et une deuxième fois au repiquage en pleine terre. Leur résistance à des gelées à -1° et une reprise assez rapide seront de mise !

 

REMARQUES IMPORTANTES :

Ne pas laisser vos semis à l’étouffé et surtout à l’humidité ! La fonte des semis est un champignon qui attaque les jeunes plants qui sont fragilisés lors du rempotage, la tige s’amincit à la base sans forcément que cela soit visible et le plant meurt subitement. C’est un champignon cryptogamique, donc une pulvérisation de bicarbonate, de décoction d’ail ou encore du purin d’ortie/prêle est une bonne solution ! Pour l’éviter, arrosez par le bas das un bac ou une soucoupe, aérez au maximum et utilisez un terreau de qualité  bien drainant spécial rempotage ou géranium. La poudre de charbon de bois ou les cendres en petite quantité peut aider à absorber le surplus d’humidité  et aide à stopper la propagation du champignon.

Ci-dessous un pied endurci au froid et bien enraciné !

Pied endurci

Quelques plants mis en bouteilles le temps de la plantation

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2 – BIEN PLANTER

En serre ou en pleine terre

En serre ou en pleine terre, il faut savoir garder de bonnes distances. On est tous gourmand à vouloir planter à 10/20 cm car les plants sont petits, mais une fois adultes, l’envergure atteint facilement les 80 cm. Ainsi, l’idéal serait donc de 80 cm entre chaque plant et 1 mètre entre chaque rang, mais si on manque de place, on peut toujours réduire à 60 cm voire 50 cm mais avec expérience. Ensuite on pourra couper les feuilles trop longues pour diminuer l’envergure des plants, sans trop insister car c’est quand même elles qui produisent le sucre aux fruits !

Un petit exemple concret : Dans une serre de 18 m² : 6m x 3m, on peut facilement y mettre 4 rangs de 9 à 10 plants espacées de 60 cm en quinconce soit un total de 36 à 40 plants ! Il faudra donc penser à bien tailler et à ne laisser que 1 ou 2 tiges maximum !

Pour résumer,  comptez 2 plants par mètre carré.

En pot si vous n’avez pas de jardin ou si vous êtes en ville

Il est tout à fait possible de cultiver en pot certaines  tomates. La taille du pot dépend du type de plants. Certaines variétés « dwarf » sont idéales ou encore des « naines ». Ces variétés se contentent de pots relativement gros tout de même, idéal pour un balcon en ville ou une terrasse ! Un minimum de 30 cm de diamètre semble être nécessaire dans ce cas.

Pour les variétés de tomates cerises, la taille du pot doit être vraiment conséquente (40 cm de diamètre) car une tomate aime s’enraciner profondément.
C’est pour cette raison que cette méthode est déconseillée  pour les grosses variétés non « dwarf  » !

La plantation

Bon passons maintenant à la plantation stricto-sensu. Creusez un trou de façon à ce que les plants soient enterrés le plus profondément possible, même au dessus des vraies feuilles. Il n’y a aucun soucis, de nouvelles racines se reformeront ce qui augmentera la vigueur ! Pour des plants qui auraient filés, n’hésitez pas à enterrer sur 30 cm ! D’ailleurs, en plantant votre plant légèrement incliné vous augmenterez la surface de tige qui pourra refaire des racines ! Vous pouvez donc faire un trou pentu pour appuyer le plant contre sans le casser.

En outre, vous pouvez ajouter une pelleté de fumier ou du compost. INUTILE d’ajouter des feuilles d’orties ou autre, sans oxygène, elles ne seront pas dégradées !!! En revanche, un petit purin d’ortie peut être pas mal.

 

3 – ARROSER QUAND IL FAUT ET CE QU’IL FAUT

Dès la plantation arrosez abondamment histoire d’apporter l’humidité au compost ou fumier qui en retour apportera un peu de chaleur.

Par la suite :

Dehors n’arrosez que si nécessaire (et parfois jamais), sauf toutes les deux semaines un purin de consoude ou fougère et/ou prêle éventuellement.

En serre, le moins possible sera bien aussi, mais attention à ce que les plants ne soient pas trop en stress hydrique, surtout de façon répétée (sol trempé, puis trop sec et plants flétris, puis à nouveau sol trempé …) car les fruits pourraient attraper le cul noir, une maladie étant due à un problème d’assimilation du calcium à cause d’un arrosage irrégulier. Au passage, si vous rencontrez ce problème, pulvérisez une solution riche en calcium comme du lait, mais sachez que la consoude en contient suffisamment. La poudre de lithothamne (une algue) est également très efficace.

De plus, moins arroser forcera les racines à s’enterrer pour aller chercher l’eau en profondeur et ainsi mieux résister à une sécheresse ou canicule ultérieure.

Surtout, arroser autour des plants, pour éviter d’éclabousser les tiges et les feuilles. Un paillage à base de paille, d’herbes de tonte, feuilles mortes (attention pas de noyer*) sera aussi très utile pour retenir l’humidité et éviter ces risques d’éclaboussures justement !

*Le noyer fabrique une molécule phytotoxique naturelle pour éviter la concurrence dans son milieu. N’en mettez donc pas dans votre compost !

 

4 – TAILLER PROPREMENT

Avant de continuer, utilisez une paire de ciseaux ou sécateurs propres et même lavés à l’alcool s’ils ont servis pour des végétaux malades.

Les tomates se taillent sous peine d’avoir de petits fruits. Les tomates cerises font l’exception qui confirme la règle, mais si le plant devient trop envahissant vous pouvez le tailler.

Pour les autres, il faudra laisser une seule tige, ou sous serre avec faible hauteur, 2 ou 3 tiges. Pour cela il faut pincer, avec les doigts, les tiges qui partent à l’aisselle des feuilles ou couper avec les ciseaux propres si ces dernières sont déjà bien développées.

Enfin, on veillera à ce qu’aucunes feuilles ne touchent le sol, on n’hésitera pas à les couper à raz de tige ou à moitié !

Voilà un exemple de plant (Green Zebra) ou il faudra pincer les gourmands en rouge et même utiliser une paire de ciseaux pour celui que l’on voit partiellement en haut !

Pied endurci

 

5 – QUELQUES GESTES SI VOUS CULTIVEZ EN SERRE

En serre, quelques points importants sont à respecter :

– ne pas planter trop serré pour les raisons mentionnées précédemment.

– ouvrir en permanence les ouvertures. L’idéal est d’avoir une serre s’ouvrant sur les 2 côtés pour que l’aération soit importante. En cas d’orage, il faut laisser la serre ouverte sinon l’humidité va grimper en flèche et le mildiou s’installera en quelques heures ! Si vous ouvrez équitablement des 2 côtés de votre serre le vent ne fera que passer et aucune surpression  ne pourra faire envoler votre bâche.  Pour les serres avec 1 ouverture cela est plus problématique.

RÉCOLTER LES FRUITS

Avant toute chose, vous pouvez consulter les articles tomatesques suivants pour plus de détails :

Le frigo, un frein au goût de la tomate

et

Etêter les fleurs tête de chat

 

LA FLORAISON

 

La floraison de la tomate intervient assez tôt dans le stade de développement, mais il est important de connaître quelques points pour la favoriser :

 

1- Ne pas apporter trop d’azote ! Cet azote que l’on trouve dans les fumiers ou le purin d’ortie n’est pas à apporter en trop grande quantité, car le déséquilibre engendré aura tendance à diminuer la floraison voire la stopper (des fleurs ridicules peuvent se former dans ce cas).

 

2 – Apporter en revanche de la potasse, la consoude est très riche en potasse, qui elle en revanche stimule et aide la floraison ! Utiliser ce purin sera un engrais efficace !

 

3- Aérer les serres et les tunnels. Si vos fleurs tombent ou « coulent » comme on dit, c’est certainement parce que la pollinisation n’a pas été efficace ou que la chaleur a été intense et stagnante. Ouvrir en permanence vos structures permettra à la légère brise d’apporter un peu de fraîcheur à vos plants et de freiner ce phénomène !

 

4 – Secouez vos plants ! Ce n’est pas une blague, certains utilisent même des systèmes aussi étranges les uns que les autres pour le faire automatiquement (brosse à dent électrique). Faire vibrer les fleurs aidera l’autopollinisation à se faire !

 

5- Si vous avez l’intention de récolter vos graines, protéger les sachets avec un sachet d’organza. (voir la rubrique Récolter ses graines). Si tel est le cas, avec le milieu clos engendré par ces sachets, les 4 points précédents sont d’autant plus importants !

 

LA FRUCTIFICATION

 

Quel soulagement et plaisir, en juin/juillet de voir en quelques jours nos fruits évoluer et changer de couleur.

Pour rester bref (mais tous les détails scientifiques sont dans l’article « Le frigo, un frein au goût de la tomate« ), un fruit se récolte mûr c’est à dire ayant acquis sa couleur définitive, à la peau tendre afin de profiter du maximum du goût et des arômes.

De plus, pour ne pas altérer ces derniers, ne pas mettre vos fruits au frigo ou en dessous de 10°C !

 

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RÉCOLTER LES GRAINES

 

ÉTAPE 1 : PROTÉGER SES FLEURS

 

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Nos variétés en vente sont issues de cette technique.

Afin de réduire le risque de fécondation croisée et augmenter la chance de garder votre souche pure, l’utilisation de ce genre de sachet est obligatoire. La maille de tissus est assez fine pour éviter que les insectes pollinisateurs passent mais l’air lui peut encore pour aérer les fleurs.

Si vous cultivez des variétés à anthocyane ou certains F1 cela est même obligatoire !

Pour plus d’infos c’est ici.

 

ÉTAPE 2 : CHOISIR SON FRUIT

 

 Déjà il ne faut pas prendre les variétés hybrides nommées F1 (donc les fruits du commerce non plus !), parce que justement le patrimoine génétique a été mélangé et ne sera pas stable pour la génération de plante future que vous aurez. En d’autres termes, la taille des fruits, la production, la résistance voire la couleur pourront et seront totalement différents d’un plant à l’autre issu de graines de génération F1 !

 

– Une fois qu’on a choisis notre variété ancienne, il faut choisir un fruit CONFORME et ayant été protégé c’est à dire de taille et calibre dans la norme de la variété. Ne prenez pas de petits fruits en vous disant que vous allez moins gâcher, car il se peut alors que le fruit fut hybridé par pollinisation d’un bourdon ou autres insecte qui passait par là !

Évitez aussi les fruits nommés « tête de chat » issus justement de la pollinisation (obligatoirement) d’un bourdon et donnant naissance à des fruits très gros mais difformes (mais très bons !). Les graines ont énormément de chances d’avoir été hybridées par cet insecte.

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Voilà un fruit dit, tête de chat, très joli, mais pas du tout conforme pour le grainage ! Donc à déguster sans modération celui-ci ^^

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Voilà  la même variété mature et conforme issu du même plant ! Comme quoi il faut bien choisir.

 

ÉTAPE 3 : EXTRAIRE LES GRAINES

 

Prenez des gobelets en plastique, puis grâce à un feutre indélébile, notez le nom de la variété que vous allez grainer.

– Tomates cerises : Ce sont les plus faciles ! Il suffit de les presser au dessus du gobelet (doucement car il se peut que ça jute vers vous) et toutes les graines tomberont. Vous pouvez manger la peau si vous aimez .

 – Tomates plus grosses : Profitez d’une séance de préparation de tomates farcies pour ne pas gâcher le fruit par exemple. Lorsque vous allez creuser le fruit vous pourrez récolter les graines à l’aide d’un couteau ou cuillère (bien lavé pour pas mélanger les graines !!). Sinon, coupez le fruit en deux et trouvez les graines qui se regroupent souvent en grappes autour du fruit à l’aide de votre doigt ou ustensile pratique selon vous. Ajoutez un peu d’eau dans le gobelet pour diluer le mucilage autour des graines.

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ÉTAPE 4 : SÉCHER LES GRAINES

 

 Dès qu’un duvet blanc apparaît au dessus du jus de tomate (de 30 à 72 heures suivant la température), il suffira de rincer vos graines dans une passoire à mailles fines ou petit chinois de cuisine bien rincé également ! Puis vous laisserez sécher une bonne semaine au moins dans une petite assiette en plastique, ou autre contenant que vous trouverez en plastique ou autres ne collant pas aux graines !

Quelques jours après, un petit duvet blanc est apparu

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Rinçage des graines à l’aide d’un chinois de cuisine

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Mise au séchage des graines

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ÉTAPE 5 : ENSACHER LES GRAINES

On entend souvent dire qu’il faut éviter d’utiliser les petits sachets en plastiques car les graines ont tendances à pourrir. C’est vrai si vous respectez mal le temps de séchage, mais on peut vous garantir que même 8 ans après les graines sont toujours intactes et germent encore ! En plus ces petits sachets ne sont pas très chers (environ 3€ les 1000 sachets)

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